Publié le 21 Janvier 2017

Cette jolie  promenade à pied n'est pas très difficile. Elle part du Plessis-Vannon et dure un peu plus de deux heures. Elle a été créé pour relier entre eux plusieurs sites intéressants entre le village de Membrey et la Saône.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous faites apparaître le plan du parcours:

La ballade, sur les 8,5 kilomètres du sentier gall'eau romain ,vous fera découvrir:

-d'abord la prairie humide de Membrey,

-puis le bord de Saône le long du canal et du Port de Savoyeux,

-enfin un petit morceau de la Voie Romaine.

le panneau de départ a gauche après le pont

le panneau de départ a gauche après le pont

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

Publié dans #Les Balades

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Publié le 17 Janvier 2017

Le canal à Membrey sous le pâle soleil d'hiver

Le canal à Membrey sous le pâle soleil d'hiver

l'entrée du tunnel de Savoyeux dans la brume hivernale

l'entrée du tunnel de Savoyeux dans la brume hivernale

le port de Savoyeux

le port de Savoyeux

Le Plessis-Vannon est à moins de deux kilomètres de la Saône, du canal, du port et du tunnel de Savoyeux.

Ces équipements font partie du Canal de L’Est qui porte aujourd’hui le nom de Canal des Vosges dans sa partie sud et de Canal de la Meuse au nord.

Afin de moderniser le transport par péniches, au cours du XIXème siècle des travaux titanesques ont été réalisés sur la quasi-totalité du réseau navigable français. Le développement de l’économie industrielle ne pouvait se faire sans disposer d’un réseau fluvial efficace.

Les romains avaient déjà remarqué qu’il aurait été utile de relier la Saône à la Moselle pour permettre aux bateaux de passer des ports de la Mer du Nord, en Belgique, au bassin du Rhône et à la Méditerranée.

Au XIXème siècle le rêve ancien fut réalisé. Pour relier la région de Dijon (Saint Jean de Losne) à la région de Nancy (Toul), il suffisait, si l’on peut dire, de canaliser la Saône sur son cours supérieur pour redresser les nombreux méandres puis de rejoindre Epinal et Toul par un canal équipé de nombreuses écluses.

Les études furent réalisées en 1828 puis entre 1842 et 1847. Elles permirent, au passage, de mettre à jour la villa gallo-romaine de Membrey qui se trouve à proximité immédiate du tracé du canal.

Les travaux ne furent réalisés qu’après la guerre de 1870 et décidés en raison du rattachement de l’Alsace à l’Allemagne ce qui interdisait d’utiliser la vallée du Rhin pour relier le nord au sud.

Effectués par une importante main d’œuvre essentiellement italienne, ils durèrent de 1874 à 1887 sur plus de 400 km !

Pendant plus d’un siècle, le trafic des péniches fut intense. Aujourd'hui, les équipements, bien entretenus, servent à la navigation de plaisance et à un important tourisme fluvial.

A Membrey, les Portes de Garde qui protègent la partie canalisée en cas de crue de la Saône constituent un lieu de balade, de pêche ou de pique-nique agréable et très fréquenté en toute saison.

Un peu froid...pour un pique-nique aux Portes de Garde!

Un peu froid...pour un pique-nique aux Portes de Garde!

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

Publié dans #Les choses à voir

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Publié le 31 Décembre 2016

A moins d’un kilomètre du Plessis-Vannon existe un chemin agricole sans charme qui s’enfonce dans la forêt communale de Membrey mais qui porte fièrement le nom de" Voie Romaine ".

Du Millarium Aureum, sorte de borne centrale monumentale, installée à Rome, sur le forum, rayonnaient toutes les voies romaines. A l'époque on pouvait vraiment dire que "tous les chemins menaient à Rome".

Très nombreuses, les voies principales portaient des noms qui ressemblent à des prénoms féminins pleins d'une touchante poésie exotique ; la via Cassina vers Florence, la via Appia vers Brindisi, la via Flamina vers Rimini etc.

L’une d’elles, la via Aurélia, conduisait vers Pise puis Gênes, ensuite Aoste. Elle perdait alors son nom mais se prolongeait vers Lausanne, Besançon, Langres, Reims et enfin Boulogne sur Mer.

Depuis ce port on pouvait atteindre facilement Londres par bateau direct ou en passant par Douvres. La via Aurélia en Italie et la voie gauloise reliaient donc Londres à Rome.

Aujourd’hui, les historiens spécialistes des voies romaines ont établi des cartes détaillées et ont donné de nouveaux noms aux antiques routes. La poétique via Aurélia est devenue chez nous... la VR 7 !

Entre Besançon et Langres, la VR 7 enjambe la Saône à Seveux et traverse le bois de Membrey en direction de Vaite. Au cours des deux premiers siècles après J.C., un important village s’est développé autour de ce qui est aujourd'hui le Port de Savoyeux et la magnifique villa aux superbes mosaïques disparues en faisait partie.

Plus tard, en 990 exactement, Sigéric de Cantorbéry, primat d’Angleterre se rendit à Rome rencontrer le pape en empruntant cet itinéraire, traçant en cela la voie d’un nouveau pélérinage qui prit plus tard le nom de Via Francigéna.

La Via Aurélia des romains devint alors la Via Francigéna.

Aujourd’hui pour des raisons plus commerciales qu’historiques, la Via Francigéna moderne ne passe plus par l’antique et bucolique voie romaine toujours présente mais par les villages de Dampierre sur Salon et Autet en empruntant les routes départementales moins poétiques mais, sans doute, plus efficaces.

On imagine bien, sortant de la brume, l'empereur Marc-Aurèle en 173 venant de la via Aurélia et l'archevèque de Cantorbéry, Sigéric en 990 sur la via Francigéna

On imagine bien, sortant de la brume, l'empereur Marc-Aurèle en 173 venant de la via Aurélia et l'archevèque de Cantorbéry, Sigéric en 990 sur la via Francigéna

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

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Publié le 13 Décembre 2016

Le plessage est une technique gauloise de réalisation de haies tressées. Le résultat est un Plessis. Jules César fût très impressionné par l’efficacité de ces haies défensives faites de buissons épineux savamment entrecroisés. Nous avons réalisé une partie de la clôture de la maison avec ce procédé.

Pour en savoir plus: plessage.overblog.com/

le plessage au fond du jardin

le plessage au fond du jardin

Mais au fait… si on parlait des Gaulois et bien sûr de leurs meilleurs ennemis (selon la légende) les Romains !

Le village de Membrey est connu pour abriter dans sa forêt communale, au bord de la Saône et à proximité de la voie romaine reliant Besançon à Langres et, au-delà, Rome à Londres par Boulogne sur mer, les ruines d’une importante villa gallo-romaine.

Parler de ruines est un peu exagéré car il est impossible aujourd’hui, de distinguer quoi que ce soit sur le site, la nature a repris ses droits et la forêt a tout englouti.

Il reste cependant, outre les traces cartographiques, une histoire intéressante.

Les ruines ont été découvertes en 1838 et les fouilles ont eu lieu les années qui ont suivi jusqu’en 1841 sous l’autorité de Prosper Mérimée alors Inspecteur Général des Monuments Historiques. Il s’agit d’une des plus vieilles campagnes de fouilles de ruines romaines réalisée en France avec tout ce que cette ancienneté comporte d’approximations et de laisser aller.

Les bâtiments découverts à l’époque étaient très importants (plus de 60 pièces sur 200 m de long et 70 de large), les mosaïques magnifiques, les objets nombreux et l’architecture remarquable. L’ensemble fait penser à un établissement thermal ou une hôtellerie d’étape sur une route très fréquentée.

Dans les années qui ont suivi, tout, absolument tout, a été vendu, pillé ou saccagé par les découvreurs et les habitants des villages voisins plus intéressés par le commerce des antiquités que par l’histoire gallo-romaine.

Il ne reste aujourd’hui que le compte rendu des fouilles rédigé en 1847 par Napoléon Grégoire De Matty De Latour (1804-1882)  sous forme d’un petit livre abondamment illustré de jolis dessins et dont on trouve ici quelques planches.

Le plan d'une partie des bâtiments (la pars urbana)

Le plan d'une partie des bâtiments (la pars urbana)

Une partie des mosaïques disparues

Une partie des mosaïques disparues

Une autre image du sol

Une autre image du sol

Quelques objets dispersés ou vendus

Quelques objets dispersés ou vendus

D'autres objets dont on perd la trace

D'autres objets dont on perd la trace

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

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Publié le 3 Novembre 2016

Le village de Ray sur Saône et son château

Le village de Ray sur Saône et son château

Le Plessis-Vannon est à moins de 10 minutes de Ray sur Saône et de son remarquable château d’où l’on peut un admirer un paysage unique sur la vallée de la Saône.

Le panorama sur le village de Ray, son clocher en dôme comtois caractéristique et la Saône

Le panorama sur le village de Ray, son clocher en dôme comtois caractéristique et la Saône

Madame la Comtesse Diane BACONNIERE de SALVERTE était la dernière héritière d’une prestigieuse lignée de 33 générations de propriétaires du château de Ray sur Saône et elle est décédée le 22 octobre 2016 à l’âge de 83 ans.

En 2015 elle avait fait donation au profit du département de la Haute-Saône de sa superbe demeure chargée d’histoire ainsi que du très joli parc qui l’entoure. Elle continua à l’habiter jusqu'à son décès, maintenant l’ensemble dans un état parfait.

Le parc planté d’arbres majestueux est en accès libre toute l’année et les visites du château sont actuellement possibles en période estivale.

Un coin du parc d'où l'on aperçoit le château

Un coin du parc d'où l'on aperçoit le château

Le château du XVIIIème siècle et son toit à la Mansard

Le château du XVIIIème siècle et son toit à la Mansard

L'allée des tilleuls

L'allée des tilleuls

Le village et le château tels que les voyait l'artiste peintre Valentin PELZHOF autour de 1970

Le village de Ray sur Saône, son clocher typique "à l'impériale" et son château médiéval tels que les voyait l'artiste peintre Valentin PELZHOF autour de 1970

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

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Publié le 22 Octobre 2016

Le Plessis-Vannon à la porte de la « prairie humide »
Le Plessis-Vannon à la porte de la « prairie humide »

Avant de se marier avec La Saône, le Vannon hésite, de petit torrent nerveux né d’une résurgence, il devint rivière imprévisible puis, lent et tortueux, se partage en plusieurs bras ramifiés aux nombreux méandres, constitue un large delta où il continue à flâner avant le mariage et finit par se jeter à regret dans le lit de sa majestueuse épouse.

 

Cet espace de prairie alluviale s’étend du village de Membrey à la Saône sur une distance en forme de cône d’environ un kilomètre carré. Il appartient à une zone plus vaste s’étendant de Ray-sur-Saône à Membrey (ZNIEFF 430013879 de l’Inventaire National) qui fait partie de l'espace NATURA 2000 de la vallée de la Saône. Souvent inondé en hiver, humide au printemps, il produit en été une prairie grasse et abondante, fauchée ou plus souvent pâturée de vaches montbéliardes.

 

Les hommes exploitent depuis toujours cette surface herbeuse de zone alluviale fertile et facile d’accès. Ils ont complété au fil du temps le réseau naturel des ruisseaux et des rus par un complexe lacis de fossés et des drains aussi malencontreux qu’artificiels. Nous ne parlerons pas des horribles plantations d’inutiles peupliers qui hachent encore le paysage pour un revenu aussi aléatoire que ridicule.

 

Aujourd’hui les prairies humides ou inondables sont un milieu naturel très important, largement étudié et préservé.

 

On y trouve une flore bigarrée où les différentes graminées, vulpins et pâturins fréquentent les cardamines et s’associent aux iris d’eau, aux joncs aux renoncules et même à la superbe  fritillaire pintade sans parler de la salicaire tellement commune.

 

On y découvre une faune d’oiseaux rares où le martin pêcheur, le héron, le guêpier, la pie-grièche écorcheur disputent la vedette au râle des genêts, au courlis cendré et au tarier des prés.

 

On y fréquente de rares mammifères aux noms étranges comme les discrètes pipistrelles mais aussi les ragondins conquérants.

 

On y voit parfois des brochets et y entend toujours des batraciens familiers.

 

On y repère facilement les nombreux insectes, parfois envahissants, les libellules et les papillons rares et protégés, le paon de nuit et le cuivré des marais.

 

Le « chemin des peupliers », juste à côté du pont sur le Vannon est l’entrée de cet espace de découverte, un héron cendré (ardea cinerea) y monte souvent la garde !

...A moins qu'il hésite avant de traverser !

...A moins qu'il hésite avant de traverser !

Une "grande aigrette blanche" (ardea alba) se promène parfois dans le petit ru, déversoir de la fontaine lavoir, qui longe le trottoir en face du Plessis-Vannon.

Le Plessis-Vannon à la porte de la « prairie humide »
La belle ne manque pas d'élégance!

La belle ne manque pas d'élégance!

Elle intrigue, elle étonne. Les canards en restent ...bouche bée (si l'on peut dire)!

Elle intrigue, elle étonne. Les canards en restent ...bouche bée (si l'on peut dire)!

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

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Publié le 14 Août 2016

le lérot et le cochonnet ou l’illusion du bandit masqué.

Histoire vraie en forme de fable racontée par notre hôte Eva :

Un jour… ou plutôt une douce nuit de juillet,

un bruit étrange se fait entendre au fond du jardin,

on dirait des cailloux que l’on remue…

La veille au soir, Eva et sa famille, jouaient à la pétanque.

Croyant l’avoir perdu, ils ont cherché partout la petite boule de bois qui sert de but, appelée chez-nous, cochonnet mais il avait mystérieusement disparu.

Pour faire joli, le petit cochon était peint en vert.

Eva, dans la nuit profonde, mais équipée pour la vision nocturne, se dirige vers le bruit sous les fourrés.

Surprise, elle découvre un jeune lérot qui déplace frénétiquement la petite boule verte disparue la veille.

A proximité existe un pommier et de petits fruits en surnombre tombent sur la pelouse… des petites boules vertes de la taille d’un cochonnet.

Eva n’a pas résisté à photographier le petit bandit masqué friand de pommes vertes mais épuisé par tant d’efforts inutiles.

Moralité : « L’illusion est trompeuse mais la réalité l’est plus encore » (citation de Frédéric Dard).

Le lérot est un petit mammifère protégé (liste rouge des espèces menacées UICN), sorte de hamster qui, comme les écureuils, vit dans les arbres et se nourrit essentiellement de fruits.

Il hiberne comme les loirs ce qui lui donne le nom anglais de « garden dormouse » et le nom néerlandais de « eikelmuis ».

Ses yeux entourés de lunettes de poils noirs lui donnent le surnom français de « bandit masqué ».

Le portait, fait par Eva, du jeune bandit épuisé après son forfait manqué

Le portait, fait par Eva, du jeune bandit épuisé après son forfait manqué

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

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Publié le 2 Juillet 2016

vue d'ensemble de la fontaine-lavoir

vue d'ensemble de la fontaine-lavoir

Vers 1850, l’hygiène rurale est déplorable et, suite aux épidémies de choléra, le gouvernement français prend la décision de favoriser l’installation, dans chaque village, d’un ensemble architectural regroupant la fontaine, le lavoir et l’abreuvoir des animaux (vaches et chevaux).

Notre fontaine-lavoir, toujours en fonctionnement, a été construite à cette époque selon un plan à la fois classique et austère, lointaine imitation d’un temple grec de 20 m de long et 10 m de large. Le toit à quatre pans est supporté par un ensemble de 16 colonnettes reposant sur des pilastres rythmant le mur d’environ 1,70m de haut.

La source est captée à quelques mètres et alimente d’abord deux cuves hémicylindriques, les prisoirs où les habitants pouvaient plonger un seau pour collecter l’eau à usage domestique. L’eau s’écoulait ensuite vers deux abreuvoirs extérieurs (l’un est comblé et sert de bac à fleurs) puis elle entrait dans le lavoir grand espace couvert et clos.

A l’époque et jusque vers 1950-60 les villageoises de Membrey venaient laver et rincer le linge selon un rituel bien établi.

Le lavoir était équipé aux deux extrémités de portes pleines (aujourd’hui disparues) et l’espace ainsi parfaitement clos pouvait recevoir environ 25 personnes agenouillées autour du bassin rectangulaire. Elles s’installaient dans des sortes de caisses en bois munies de coussins de jute bourrée de paille qu’elles appelaient, non sans humour, leur carrosse !

Le lieu était absolument interdit aux hommes et la hauteur de murs protégeait les dames, aux tenues parfois un peu débraillées, des courants d’air et des regards jugés concupiscents des messieurs qui se tenaient juste en face …au café !

Les places autour du bassin et les jours de présence étaient attribuées en fonction de l’âge et (ou) du rang social. Du côté de l’eau la plus pure, les personnes les plus respectables et vers l’aval où l’eau était souillée, le peuple des « filles de ferme » ou des lavandières professionnelles, très nombreuses à l’époque. La lente progression dans la hiérarchie des emplacements durait toute la vie et était une petite victoire.

Le règlement et la police des lieux ainsi d’ailleurs que la fourniture de la lessive et du savon était aux mains d’une dame, souvent assez âgée, parfois ancienne lavandière qui tenait son petit commerce dans un angle de l’édifice…

C’était ça …le bon temps !!

une vue du côté des "prisoirs"

une vue du côté des "prisoirs"

l'intérieur du lavoir

l'intérieur du lavoir

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

Publié dans #Les choses à voir

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Publié le 18 Juin 2016

Le pont du côté amont en automne

Le pont du côté amont en automne

Le Vannon, impétueux affluent de la Saône, sort régulièrement de son lit lors de crues aussi soudaines qu’importantes.

Le pont surélevé qui l’enjambe constitue l’entrée sud du village de Membrey et vient d’être restauré.

Construit entre 1772 et 1775 il ne fait pas son âge (bientôt 250 ans !).

Louis XV alors roi de France (il meurt en 1774) avait décidé d’une ambitieuse politique d’aménagement du territoire et confié en 1747 à Jean-Rodolphe PERRONET, qui continuera son travail jusqu’en 1791, la tâche de créer des routes et des ponts sur l’ensemble du pays. Notre pont fait partie des très nombreuses réalisations de l’époque.

Il s’agit d’un pont en maçonnerie (ou pont vouté) fait d’un superbe agencement de pierres jointives composant 5 arches en plein cintre dites « en tas de charge » d’environ 5 m d’ouverture séparées par 4 fortes piles protégées vers l’amont par des avant-becs, sortes d’étraves, bien utiles lors des fréquentes crues.

Les culées sont prolongées, côté amont, par deux jolis quais en dalles de pierre descendant en pente douce et protégeant la route en cas d’inondation.

En 1864 une « croix de mission » a été installée au centre du bahut du parapet aval. Improprement appelée « calvaire », elle a été réalisée en fonte, métal dont la Haute-Saône fut une très grande région de production au XIXème siècle.

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

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Publié le 11 Juin 2016

jouer au badminton

Les Badminton(s)

Jouer au badminton…oui, mais lequel !

Aujourd’hui, il y a de très nombreuses façons de « jouer au volant ».

Pour les puristes :

En principe, le badminton se joue à l’intérieur, en salle sur un sol dur et lisse à la lumière blafarde des néons, dans les effluves de la sueur, les crissements des chaussures sur le béton peint et les coups de sifflet nerveux.

Le terrain mesure 6.10 m de large et 13.80 m de long. Le filet est à 1.55 m de haut et… les champions sont toujours asiatiques !

Pour les grands sportifs :

Le berlinois Bill BRANDES a inventé un jeu qui ressemble à la fois au badminton, au tennis et au squash. Il l’appelle d’abord le Shuttleball et le jeu prend ensuite le nom de Speed Badminton puis celui de Speedminton et enfin récemment celui de Crossminton.
Il s’agit de tracer au sol deux carrés de 5.5 m de côté espacés de 12.8 m et, sans aucun filet, d’essayer d’atteindre le sol du carré de l’adversaire. On utilise des raquettes adaptées et des volants spéciaux appelés speeders.

Pour les noctambules adeptes des chaudes soirées en boite:

Il existe le Blackminton qui, grâce à ses jeux de lumière élaborés, ses équipements fluorescents (peinture de corps, raquettes et speeders) tient à la fois du spectacle et du sport.

Des « Nuits du Bad », très en vogue actuellement surtout dans le milieu étudiant, sont organisée un peu partout.

Pour ceux qui veulent avant tout s’amuser :

Il existe le Beach badminton qui trouve son inspiration dans le volley et qui comme son nom l’indique, se joue sur les sables brûlants des plages des îles du Pacifique… ou un peu moins loin…le rêve quoi !

Et… pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir chez eux l’ombre des cocotiers au bord du Pacifique :

Il y a encore le Badminton sur herbe (ou sur terre battue) qui se joue sur la pelouse abandonnée par les adeptes du foot !

Comme on le voit, tout est permis pourvu qu’on s’amuse!!!

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Rédigé par Jean Pierre VIENNEY

Publié dans #A quoi on joue

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